Arriver à la gare. Croiser quelqu'un que vous connaissez dans les escalators, puis à l'entrée de la gare. Quelques regards échangés pendant un instant. Puis prendre chacun sa voie, son train. Et se rendre sur la bordure du quai. Fumer sa dernière cigarette avant que le train ne s'envole pour ----- .Puis monter dans le train, chercher sa place. Et s'asseoir, enfin. Mettre en route sa musique, écouter ses mélodies en pensant à lui pendant que le train s'éloigne du quai. Observer les passagers stressant à l'idée de chercher leur places ou leur bagages, ils ne le savent plus. Perdus, toujours perdus. Regarder les gens s'asseyant à côté de vous, puis laisser place au vide en écoutant cette chanson à la fois magique et mélancolique. Et je tourne la tête vers mon passé pour soudain me rendre compte qu'une larme coule sur ma joue que je ne l'avais pas sentie. J'aperçeois mon reflet dans la vitre, j'ai honte. Honte de quoi?! A cet instant, je ne le sais pas. Et ces malaises qui me reviennent en permanence. Je me sens mal. Ces tremblements, ces maux de têtes, cette résistance qui m'empêche de m'évanouir. Rien ne peut, rien ne peut éviter, tout bascule. Après ce long et terrible voyage, je rentre en gare. Descendre du train et ne voir personne qui est là, qui vous attend sur le quai. Je tente d'avancer, mais quand je regarde autour de moi, tout est différent. Rester figer, voir ces gens sourire, se regarder, se rapprocher, se toucher, se parler, s'embrasser. Des gens heureux simplement. Les retrouvailles comme on dit. Mais au fond ça ne dure qu'un instant. Je me dirige vers je ne sais ou. Perdue, toujours perdue. Seule au milieu de ces inconnus. J'existe sans vraiment exister, puisqu'ils n'y pensent pas, puisqu'ils ne me connaissent pas. Je trace ma route en équilibre, mais pourtant plus stable que jamais. Je n'abandonnerais pas. Je ne tomberais pas. Mais on est sûr de rien. Serez-vous toujours là ?
Rien ne me retient, comme je ne retiens rien... Je cherche des mots justes qui ne viennent pas.
Slow song - Hell is for heroes